L'alimentation en eau

Dans un fort d'arrêt comme Bourlémont, les vivres et les réserves d'eau devaient être de quantité suffisante pour tenir un siège de trois mois.

La quantité d'eau nécessaire
(au départ prévision de 600 hommes et 6 chevaux)
était de 320 m3 répartis en 2 citernes accolées à la salle des puits et la salle de manoeuvre à l'angle de la rue du rempart et de l'allée centrale.
Les normes de 1874 sont de 5 l par jour et par homme et 35 l par cheval.

Compte tenu de la position élevée du fort, du substratum Karstaue (massif calcaire) faillé le problème à Bourlémont était énorme.
 

Il passa par 5 types de travaux pour y arriver, soit dans l'ordre :
           
- un puits classique de 45 m de profondeur et 1 m de diamètre : résultat négatif.


- un forage
de 0,30 m de diamètre et 160 m de profondeur : résultat insuffisant.

 - une citerne extérieure
dans le glacis à gauche de l'entrée avec un système de l'ingénieur Rouby, filtre formé de cailloux et de sable placé dans un large bassin sur le glacis et rendu étanche par un radier , recueillant les eaux de pluies.

Une canalisation en plomb de diamètre 70 mm allant du fond de la citerne extérieure , à la caponnière simple face au pont-levis était reprise par une pompe à bras, l'envoyant dans l'entrée des deux citernes en passant par la galerie d' accès à la caponnière et l'égout central : résultat insuffisant.


- création d'un champ de recueillement des eaux de pluie
sur le massif central du casernement (les 12 salles de 36 hommes) et renvoi canalisé, par gravité vers les citernes : résultat encore trop faible, mais en fonctionnement encore aujourd'hui et de qualité.
     
     
- achat de la source de Hudremont
(entre le fort et le village de Mont) captant plusieurs arrivées de source pour un débit variable (21 à 32 l/minute)
renvoyé au fort par l'intermédiaire d'un citerneau, équipé d'un bélier hydraulique automatique ( mais fonctionnement difficile des clapets en eau calcaire), qui fut remplacé par une pompe à bras. L'eau était acheminée
vers les citerneaux du fort en passant par le fossé de l'entrée et l'égout central.
     
Le cumul de ces ressources, suffisantes,

arrivent dans un petit bassin de décanta tion (environ 2m x 2m x2m) pour passer ensuite par le bas dans un filtre de même dimension contenant : sable, clous, charbon et distribuant dans les deux citernes communiquantes par vannes dans la salle des puits.

Deuxième citerne située derriére le bassin de décantation et le filtre

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